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ANALOGIQUE

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Il y a 10 ans, l'on considérait le retour de certains supports analogiques (vinyles, pellicules photos et cassettes) comme un effet de mode. Pourtant aujourd'hui loin d'avoir disparu, cet engouement s'intensifie. Non par nostalgie aveugle, mais par besoin vital de réel.

 

L'analogique n'est pas plus pratique, il n'est pas plus efficace, il est simplement plus vivant: Un disque qu'on sort de sa pochette, une photo qu'on tient entre ses doigts ou encore une cassette que l'on glisse dans le lecteur avec d'appuyer sur Play. Ces gestes anodins recréent un lien oublié : celui entre l’objet et l’émotion, là où le numérique stocke des fichiers, l’analogique conserve des souvenirs. Il ne sauvegarde pas seulement des données — il imprime des moments dans la matière. On ne “tombe” jamais par hasard sur une photo dans un cloud, mais on peut retrouver une vieille image au fond d’une boîte, lire quelques mots griffonnés derrière, et sentir tout un pan de sa vie remonter à la surface, se rappeler un rire, un visage, une époque. Une émotion brute que seul le tangible sait réveiller.

 

L’analogique et le numérique c’est un peu comme le feu et l’électricité, vous pouvez allumer une lampe d’une simple pression sur un bouton mais en dépit de son incontestable supériorité pratique, ça ne remplacera jamais le plaisir de se regrouper autour d’un feu et l’interaction avec ce dernier lorsqu’il vous faut le raviver. 

 

Oui, la technologie nous fait avancer.

Mais l’analogique nous fait ressentir.

 

L’analogique n’est pas un retour en arrière, c’est un pas de côté, un rappel que nos vies ne sont pas faites pour être entièrement dématérialisées. Et peut-être qu’au fond, si ces supports reviennent aujourd’hui, ce n’est pas pour leur son, leur grain ou leur esthétique.

C’est parce qu’ils nous rappellent une chose essentielle :

 

NOUS NE VOULONS PAS SEULEMENT CONSOMMER DES EXPÉRIENCES

NOUS VOULONS LES VIVRES.

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